22/05/2022

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Belgique

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AFP – La France, championne du monde en juillet, grimpe de six places pour prendre jeudi, et pour la première fois depuis mai 2002, la tête du classement des nations publié régulièrement par la Fifa, qui a changé de méthode de calcul. Les Bleus, septièmes avant leur sacre, profitent de la nouvelle méthode de calcul entrée en application en août pour devancer la Belgique, qui gagne une place, et le Brésil, qui en perd une. La Croatie, finaliste du Mondial-2018, bondit de 16 rangs pour prendre la 4e place.

La Fifa, qui observe que ce classement est « radicalement bouleversé par la Coupe du monde et l’adoption d’un nouveau mode de calcul », note aussi la dégringolade de l’Allemagne qui était en tête avant la compétition reine, mais qui perd 14 rangs pour pointer désormais en 15e position, après son élimination dès la phase des poules.

« Nous avons décidé d’amender un petit peu le calcul » du classement Fifa, établi chaque mois, pour « donner plus de poids aux matches officiels », avait expliqué en juin le président de l’instance internationale, Gianni Infantino, faisant alors le voeu que la nouvelle formule « sera un petit peu moins sujette aux critiques ».

La nouvelle formule de classement a été établie « par un groupe de spécialistes du sport et de statisticiens » et basée « sur la méthode de calcul Elo », expliquait alors la Fifa, selon qui cette nouvelle méthode de calcul devait « éviter de potentielles manipulations de classement et offrir à chaque équipe des opportunités équivalentes de grimper au classement ».

Nouveau classement Fifa du 18 août:

1. France (+6) 1.726 pts

2. Belgique (+1) 1.723

3. Brésil (-1) 1.657

4. Croatie (+16) 1.643

5. Uruguay (+9) 1.627

6. Angleterre (+6) 1.615

7. Portugal (-3) 1.599

8. Suisse (-2) 1.597

9. Espagne (+1) 1.580

. Danemark (+3) 1.580

11. Argentine (-6) 1.574

12. Chili (-3) 1.570

13. Suède (+11) 1.565

14. Colombie (+2) 1.563

15. Allemagne (-14) 1.561

16. Mexique (-1) 1.560

17. Pays-Bas (0) 1.540

18. Pologne (-10) 1.538

19. Pays de Galles (-1) 1.536

20. Pérou (-9) 1.535

21. Italie (-2) 1.532

Prochain classement le 20 septembre.

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AFP – Les Diables rouges ne comprennent pas. Conditionnée pour décrocher un titre majeur, la « génération dorée » de la Belgique a encore échoué, cette fois en demi-finale du Mondial face à la France. Le manque d’expérience – absence de la sélection en tournoi majeur entre 2002 et 2014 – apparaît pourtant comme une explication. Avant le bilan critique, l’amertume d’être passé tout proche d’une finale de Coupe du monde. « Des quatre équipes en demies, on est peut-être l’équipe la plus forte. Mais dans le foot ce n’est pas toujours le meilleur qui va gagner. C’est parfois des détails qui décident et, aujourd’hui, c’était en leur faveur », a déploré le gardien belge Thibaut Courtois.

« La frustration est là car on perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous », a encore fustigé le portier des Diables. De quoi passer pour un mauvais perdant sur les réseaux sociaux…

Car ce n’est pas l’avis de tout le monde. « La France a été la plus convaincante (dans ce Mondial), je parie sur une victoire française à la Coupe du monde », a ainsi confié mercredi Cafu, ex-international de la Seleçao, champion du monde 1994 et 2002, en marge d’un événement Fifa à Moscou.

Si la Belgique, meilleure attaque du Mondial-2018, a impressionné grâce à son jeu offensif ambitieux, la France de Didier Deschamps lui a rappelé, fort de l’expérience de son échec en finale de l’Euro-2016, qu’une stratégie pragmatique restait la meilleure garantie du succès.

Faut-il payer les échecs pour apprendre à gagner ? « (C’était) l’année où jamais pour eux », souligne auprès de l’AFP Jean-François De Sart, l’ancien sélectionneur des Espoirs belges, qui a vu éclore la génération Kompany lors de l’Euro-2007 et des JO-2008.

– Le même destin que la génération Robben ? –

« Ce que l’on peut juste regretter, c’est qu’ils n’ont pas connu d’autres tournois plus tôt comme en 2012 ou 2010, c’est la grosse déception qu’on peut avoir », a-t-il ajouté, en référence à leur manque d’expérience des grands rendez-vous.

Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne, Eden Hazard, Dries Mertens, Romelu Lukaku… Les meilleurs clubs européens se les arrachent, d’autres nations européennes les envient. Mais à l’image de la génération Lionel Messi en Argentine ou Arjen Robben avec les Pays-Bas, l’incroyable armada belge donne l’impression d’être condamnée aux places d’honneur.

Même l’exploit contre le Brésil (2-1), dix ans après avoir échoué à glaner une médaille de bronze face à la Seleçao de Marcelo aux Jeux olympiques de Pékin, n’a pas servi de déclic.

« La Coupe du monde ne respecte pas les individualités, ou les grands talents, seulement les équipes qui travaillent dur en tant que groupe et qui ont une mentalité de gagnant », n’avait pourtant cessé de marteler Roberto Martinez.

– La 3e place… et l’Euro-2020 en ligne de mire –

Le petit pays coincé entre l’Allemagne et la France peut toutefois espérer enfin récolter le fruit de « 10-15 ans de dur travail » dixit Martinez, à l’Euro-2020 après avoir été absent de tous les tournois majeurs entre 2002 et 2014 (trois Euros et deux Coupes du monde).

« Dans deux ans, il y a encore un nouveau championnat d’Europe, où encore pleins de Diables vont être en pleine forme, et j’espère que là encore on va faire un beau parcours. A partir de septembre, on va commencé à penser à ça », a espéré Courtois.

Si Vincent Kompany (32 ans) ou Marouane Fellaini (30 ans) sont susceptibles d’annoncer leur retraite internationale, Hazard et De Bruyne, âgés de 27 ans seulement, n’ont pas dit leur dernier mot. Tandis que leurs « petits frères » Michy Batshuayi (24 ans), Adnan Januzaj (23 ans) et Youri Tielemans (21 ans) sont déjà prêts à reprendre le flambeau.

Au fond du trou en juin 2007 à l’image de sa 71e place au classement Fifa, la Belgique doit d’abord acter sa renaissance en allant chercher la 3e place, synonyme de meilleur résultat de son histoire dans un Mondial.

« Je veux qu’on termine fort samedi pour prendre la 3e place. Je crois qu’on la mérite, on va tout faire pour l’avoir. On doit le faire, pour nous, pour que dans 20-30 ans, on dise qu’en Russie on a joué un bon tournoi », a espéré Courtois.

« Peut-être que, dans 20-30 ans, il y aura de nouveau des grands talents en Belgique qui vont se dire +Il faut battre le parcours des ‘Diables’ en Russie », a-t-il ajouté. Le meilleur moyen de faire de 2018 une réussite, comparée aux désillusions du Mondial-2014 et de l’Euro-2016, où ils avaient échoué en quarts de finale.

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AFP – Samuel Umtiti buteur lors de la victoire face à la Belgique 1-0 et la qualification en finale du Mondial le 10 juillet 2018. La France disputera la 3e finale de Coupe du monde de son histoire, dimanche à Moscou, après avoir éliminé la Belgique (1-0), grâce à un but de Samuel Umtiti, mardi à Saint-Pétersbourg. Les Bleus affronteront la vainqueur de Angleterre-Croatie, qui sera disputé mercredi à Moscou (20h00 française). Cette finale sera particulière pour Didier Deschamps, sélectionneur français, qui a gagné il y a 20 ans le Mondial-1998 en tant que capitaine des Bleus, seule étoile sur le maillot français.

Umtiti a marqué le but victorieux de la tête sur un corner d’Antoine Griezmann (51e). La défense française s’est particulièrement illustrée dans cette Coupe du monde, avec un but de la tête de Raphaël Varane face à l’Uruguay en quarts de finale (2-0) et une reprise incroyable de Benjamin Pavard face à l’Argentine (4-3) en 8e de finale.

Il faut aussi signaler les performances de haut vol d’Hugo Lloris, auteur de deux parades décisives face aux Belges après avoir brillé contre l’Uruguay au tour précédent.

De son côté, le N.9 des Bleus Olivier Giroud a eu plusieurs occasions franches pour ouvrir le score mais c’est d’un défenseur, Samuel Umtiti, qu’est venue le but de la libération sur corner (51e). Heureusement pour l’attaquant tricolore qui s’en serait mordu les doigts après ses nombreux ratés.

Lloris: sur la première frappe d’Eden Hazard, passée de peu à côté (16e), il est déjà sur la trajectoire. Après avoir « boxé » plein d’autorité un ballon juste devant Marouane Fellaini (19e), seul dans la surface, il a réalisé l’un des arrêts du match. Sur un corner mal repoussé, Alderweireld frappe parfaitement en pivot mais le gardien de Tottenham est parfaitement sur la trajectoire (22e). Bien attentif sur un centre dangereux de Kevin De Bruyne (65e) ou une frappe lointaine d’Axel Witsel (81e), il a écoeuré ses adversaires.

Vidéo : France 1 – Belgique 0 : Images – Beinsports

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AFP – L’heure du vrai test est arrivée pour le Brésil et ses rêves de sixième étoile. Dernier grandissime favori en lice depuis l’élimination prématurée de l’Allemagne et de l’Espagne, la Seleçao rencontre la Belgique et sa « génération dorée », en quarts du Mondial-2018, vendredi (20h00, heure française) à Kazan. Jusque-là, le plan de route s’est parfaitement exécuté pour la bande à Neymar. A l’image d’autres prétendants au titre mondial comme la France, son potentiel adversaire en demi-finale, la sélection brésilienne est montée en puissance en phase de poules, avant d’accélérer le tempo pour la phase à élimination directe.

« L’équipe a évolué depuis le premier match », s’est félicité Willian, l’un des rescapés du fiasco au Mondial brésilien de 2014. « Il y avait de la nervosité au premier match (…) et nous avons progressé étape par étape. »

Le Mexique peut en témoigner. Après avoir vu un Neymar maladroit contre la Suisse (1-1), en larmes après le Costa Rica dans le temps additionnel (2-0), et peu en réussite contre la Serbie (2-0), les coéquipiers de Rafael Marquez ont été victimes autant de ses fulgurances balle au pied… que sa propension à se laisser facilement tomber.

« Défensivement, ils sont solides, ils gagnent leurs duels et offensivement, ils n’ont pas peur du un-contre-un, pas peur de l’action individuelle. Ils ont toujours une arme à utiliser pour débloquer la situation », a même salué Vincent Kompany, le patron de la défense belge.

Bref, tous les voyants semblent au vert pour les Auriverde, qui devraient en plus de cela compter sur le retour de leur capitaine Marcelo, remis d’une blessure au dos. Mais le sélectionneur brésilien Tite met en garde contre tout excès de confiance.

– La Belgique a des arguments –

« Il faut avoir les pieds sur Terre. Il ne faut être ni euphorique ni se laisser attraper par la peur de perdre. Il faut rester au juste milieu avec la tête froide et se dire qu’au niveau collectif on peut réussir de grandes choses », a-t-il déclaré lors de la conférence d’avant-match.

Mais attention à la Belgique et sa « génération dorée », qui auraient pu choisir la partie de tableau la plus favorable du Mondial en ne gagnant pas son dernier match de poule contre l’Angleterre. Les « Diables Rouges » croient profondément en leur chance face au quintuple champion du monde.

« Individuellement, le Brésil est l’équipe la plus forte dans cette Coupe du monde. C’est un compliment mais ça ne change rien dans nos chances contre eux, aucun d’entre nous ne se couche le soir en pensant +on a déjà perdu contre le Brésil+ », a prévenu Kompany.

« La Belgique a un pouvoir de création footballistique extraordinaire », a salué Tite, impressionné par la « valeur individuelle » de son adversaire. Ce sera un match merveilleux. On a tous les deux envie de jouer au football. Cela va être un match époustouflant, un beau challenge pour les joueurs et moi-même ».

Meilleure attaque de la compétition avec 12 buts en quatre matches, la Belgique possède de vrais arguments pour faire sauter le verrou des « Monstres » Thiago Silva et Joao Miranda. Des talents individuels à n’en plus finir devant, à l’image du quatuor Hazard-De Bruyne-Mertens-Lukaku, et surtout la qualité de son banc.

– ‘Kamikazes’ –

Sur les cinq derniers buts belges, quatre ont été inscrits par un remplaçant, dont trois via un « coaching gagnant ». Adnan Januzaj, Michy Batshuayi, et surtout le duo Marouane Fellaini/Nacer Chadli, héros de la « remontada » contre le Japon (3-2) en huitièmes, sont prêts à faire la différence à n’importe quel moment du match.

« C’est clair, ils peuvent faire des changements, il faut qu’on soit prêts », a prévenu Tite, qui compte de son côté sur Fernandinho, voire Marquinhos, pour remplacer sa sentinelle Casemiro, suspendu.

Au-delà de Neymar ou Philippe Coutinho, les deux fers de lance de l’attaque brésilienne, les Belges devront faire attention à ne pas payer la rançon de leur « football total ». Contre le Japon, les espaces béants ont failli leur coûter une sortie prématurée.

« Aucune équipe ne doit se dénaturer, notre philosophie de jeu doit rester la même », a toutefois affirmé Kompany. « Notre ADN, c’est nos passes entre les lignes, jouer au sol. Mais on n’a jamais été kamikazes non plus. » Gagner à la brésilienne face au Brésil ? Chiche !

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La Belgique ( bien amené par Eden Hazad) a dominé la Tunisie sur le score de 5/2 pour le compte de la deuxième journée du groupe E du mondial 2018 , buts de Hazard ( 6′ et 51′ ) , Lukaku ( 16′ et 45’+3′) et Batshuayi (90′) , on avait droit à un véribale festival offensif des belges ( mi-temps 3-1) ,  les tunisiens ont montré de belles choses lors de la premières mi-temps, mais les bourdes défensives tunisiennes surtout celles du défenseur Maaloul ont cassé l’envie et le moral de la tunisie. Bronn ( 19′) et Khazri ( 90’+3′) ont été les buteurs côté tunisiens. 

La Tunisie quitte la compétition il lui restera de jouer son dernier match face au Panama, les belges vont jouer pour la première place contre l’Angleterre.

Une satisfaction pour la Belgique, à laquelle peut s’ajouter l’état de forme de son capitaine Eden Hazard, mobile, tranchant et inspiré dans ses choix. Il y a ses deux buts, bien sûr mais aussi toutes les actions qu’il a initiées sans qu’elles terminent au fond des filets, comme cette passe parfaite dans la profondeur pour Kevin De Bruyne gâchée par un mauvais centre de ce dernier (45e).

Vidéo : Belgique 5 – Tunisie 2 – images : Beinsports

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Le sélectionneur de la Belgique, Roberto Martinez, a communiqué lundi sa liste des 23 joueurs sélectionnés pour le Mondial-2018, y ajoutant une « joker médical » (Laurent Ciman) en cas de forfait du capitaine Vincent Kompany, actuellement blessé.

Le cas de Kompany était le point d’interrogation de la sélection belge. Le défenseur et capitaine de Manchester City était sorti blessé à l’aine à la 55e minute du match amical face au Portugal samedi (0-0).

« C’est très difficile de tirer des conclusions avec le premier scanner passé par Vincent, a déclaré Martinez. On verra au cours des prochains jours, en fonction du prochain examen et des sensations du joueur. J’ai confiance dans notre staff médical, on va faire le maximum pour que Vincent soit présent. »

Et de reprendre: « C’est très clair pour nous: s’il n’est pas +fit+, il ne viendra pas au Mondial et Laurent Ciman le remplacera. Mais son état d’esprit est un exemple pour tout le groupe et nos joueurs. »

Selon le règlement de la FIFA, il est possible de remplacer un joueur « blessé au plus tard 24 heures avant le coup d’envoi du premier match de son équipe ». Dans le cas de la Belgique, cela signifie jusqu’au 17 juin à 17h.

Le défenseur Thomas Vermaelen (FC Barcelone), bien que blessé lui aussi, fait bien partie de la sélection.

L’attaquant Christian Benteke ainsi que les défenseurs Christian Kabasele et Jordan Lukaku sont les principaux absents de la liste de Martinez.

A l’inverse, la sélection d’Adnan Januzaj (l’ailier de la Real Sociedad) est une surprise pour plusieurs observateurs.

Au premier tour de la Coupe du monde, la Belgique est placée dans le groupe G et affrontera le Panama (18 juin), la Tunisie (23 juin) et l’Angleterre (28 juin).

Les 24 sélectionnés:

Gardiens (3): Koen Casteels (Wolfsburg/GER), Thibaut Courtois (Chelsea/ENG), Simon Mignolet (Liverpool/ENG)

Défenseurs (7): Toby Alderweireld (Tottenham/ENG), Dedryck Boyata (Celtic/SCO), Laurent Ciman (Los Angeles/USA – Joker médical), Leander Dendoncker (Anderlecht), Vincent Kompany (Manchester City/ENG), Thomas Vermaelen (FC Barcelone/ESP), Jan Vertonghen (Tottenham/ENG)

Milieux de terrain (9): Yannick Carrasco (Dalian Yinfang/CHN), Nacer Chadli (West Bromwich Albion/ENG), Kevin De Bruyne (Manchester City/ENG), Mousa Dembélé (Tottenham/ENG), Marouane Fellaini (Manchester United/ENG), Adnan Januzaj (Real Sociedad/ESP), Youri Tielemans (AS Monaco/FRA), Axel Witsel (Tianjin Quanjian/CHN), Thomas Meunier (Paris Saint-Germain/FRA)

Attaquants (5): Michy Batshuayi (Chelsea/ENG, prêté au Borussia Dortmund/GER), Eden Hazard (Chelsea/ENG), Thorgan Hazard (Borussia Mönchengladbach/GER), Romelu Lukaku (Manchester United/ENG), Dries Mertens (Naples/ITA).

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AFP -Une ouverture au fond du jardin dans la haie séparant la maison familiale du terrain de football, une clôture que franchissait le petit Eden Hazard en se glissant sous une planche : le stade « Sans Fond » de Braine-le-Comte porte toujours en 2018 les traces des premiers pas de la star des Diables Rouges.

Entre la modeste demeure qui a vu grandir Eden et ses trois frères cadets, et le terrain du Stade Brainois, il n’y a que quelques buissons. Une haie que l’actuel joueur de Chelsea malmenait quotidiennement pour aller taper la balle, dès qu’il fut en âge de le faire.

« Eden avait cinq ans, il était trop petit pour passer au-dessus de la clôture en bois: il avait trouvé un espace pour se faufiler en-dessous puis monter sur le terrain de foot », raconte à l’AFP son père Thierry, l’un de ses premiers entraîneurs.

Entre cinq et dix ans, Eden va porter le maillot d’un club marqué par trois générations de Hazard : le grand-père Francis, membre fondateur du Stade Brainois en 1969, Thierry le papa, ex-joueur (D2 belge), puis Eden et ses frères, dont Thorgan aujourd’hui au Borussia Mönchengladbach et également Diable Rouge.

Si Eden est devenu l’une des icônes de la planète football, il le doit en partie aux centaines d’heures passées à taper le cuir sur le gazon jouxtant son propre jardin.

« Il n’y avait pas de balançoire chez les Hazard. Rien que des ballons. Ceux d’Eden mais aussi ceux que les joueurs de Braine envoyaient maladroitement au-dessus de la clôture », racontait en 2016 à l’AFP Pascal Demoitiez, dirigeant historique du club.

Un homme qui a assisté à l’éclosion d’Eden, en « comprenant rapidement que le gamin avait quelque chose de plus que les autres ».

– « Papa, on a un surdoué » –

« Milieu des années 1990 (Eden avait six ou sept ans), alors que le terrain venait d’être réensemencé, je me souviens avoir grondé un enfant qui y jouait alors que c’était interdit. J’ai reconnu Eden qui, pieds nus et depuis les seize mètres, envoyait systématiquement le ballon dans la lucarne. J’avais été époustouflé par ce gamin haut comme trois pommes », se souvient Pascal Demoitiez.

Son premier entraîneur officiel, Michaël Pauly, a rapidement été convaincu que le petit Eden deviendrait grand.

« Après un premier entraînement, j’ai dit à mon père (alors président du club): +Papa, on a un surdoué+. C’était Eden. »

Le talent du joueur est évident. Lors de chaque tournoi, même face à de prestigieuses équipes venues de l’étranger, il est systématiquement désigné meilleur joueur.

« Il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte de ses qualités », note Thierry Hazard. « Mais nous lui avons dit de ne pas trop rêver à une carrière pro. On ne sait jamais ce que la vie peut nous réserver : je ne voulais pas qu’il tombe de haut. »

Jusqu’à ses dix ans, Eden va régaler le Stade Brainois dont les dirigeants regrettent de ne bénéficier d’aucune indemnité pour la formation de ce bijou. Les indemnités ne sont versées qu’à partir de dix ans, l’âge d’Eden quant il a quitté Braine-le-Comte (à 50 km de la frontière française) pour le club de Tubize en D2 belge.

Ensuite, l’histoire est connue : Hazard rejoint le centre de formation de Lille à 14 ans avant ses débuts en Ligue 1 dès l’âge de 16 ans.

Le Diable Rouge est aujourd’hui une star à Chelsea et a des rêve de Coupe du monde…