Mondial-2018: le Brésil domine la Serbie et file en 8e sans trembler

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AFP – Le Brésil est lancé. Solides, à défaut d’être éblouissants, les Auriverdes ont battu sans trembler une courageuse Serbie mercredi à Moscou (2-0), et rencontreront lundi le Mexique en 8e de finale du Mondial. Neymar n’a pas marqué – ce n’est pas faute d’avoir essayé! – mais Paulihno (36e) et Thiago Silva de la tête sur un corner de “Ney” (68e) ont concrétisé la domination de leur équipe, qui n’a été en difficulté qu’une dizaine de minutes durant toute la rencontre.

“Notre performance a été régulière, linéaire, ça donne de la constance et de la confiance”, a réagi le sélectionneur Tite.

La confiance, il en avait beaucoup été question avant le match, après les larmes de Neymar à l’issue du match du Costa Rica (2-0), et en raison de l’émotion des Brésiliens en général. Auraient-ils la capacité à gérer l’énorme pression qui pesait sur leurs épaules ?

Les Auriverdes, dans le même onze qu’à la deuxième rencontre, ont en tout cas démontré dès l’entame qu’ils avaient bien préparé ce match couperet, où la défaite était interdite sous peine d’élimination.

Marcelo sort sur blessure –

Rapidement, la Seleçao a pris le contrôle du match. Technique, capacité à combiner, vitesse: les Brésiliens comptaient plus de 60% de possession à la pause (57% sur l’ensemble du match), et dominaient des Serbes vaillants et costauds dans les duels, mais un cran en dessous en terme de qualité.

Les Brésiliens ont dû toutefois gérer un coup dur dès la 10e minute, avec la sortie de Marcelo, le latéral du Real Madrid animateur majeur du flanc gauche, celui de Neymar. Boitillant, l’air étrangement groggy, il a cédé sa place à Filipe Luis et a regagné le vestiaire. “Il a eu un spasme musculaire au dos. Je peux dire qu’il ne pouvait pas jouer avec ça”, a expliqué Tite après le match sans plus de précisions.

Face à une défense compacte et bien en place, Neymar et ses coéquipiers ont eu du mal à trouver des espaces lorsqu’ils ont essayé de jouer court à l’approche de la surface. Ils ont alors plus souvent cherché la profondeur, avec des balles dans le dos de la défense à destination de Gabriel Jesus.

Et c’est sur l’une de ces ouvertures que Coutinho a magnifiquement lancé Paulihno, plein axe. Le solide joueur du FC Barcelone a devancé du bout du pied, en extension, le gardien serbe et deux défenseurs, pour ouvrir le score (36e) et donner aux quintuples champions du monde une bouffée d’oxygène avant la pause.

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