Ligue des champions : le PSG joue son avenir européen à Naples

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AFP – Défaite interdite: le Paris SG, toujours en vie dans “le groupe de la mort” de la Ligue des champions grâce au miracle du match aller, joue son avenir européen mardi soir à Naples dans un contexte brûlant, entre “Football Leaks” et controverses extra-sportives.

Sur des braises ardentes depuis les révélations vendredi d’un consortium de médias européens, qui l’accuse de “dopage financier” et d’arrangements avec l’UEFA pour contourner les règles du fair-play financier, le club parisien doit déjà se replonger dans un autre enfer: l’ambiance volcanique du San Paolo, au pied du Vésuve, pour vaincre le Napoli.

Car deux semaines après le nul miraculeux (2-2) arraché au Parc des Princes grâce à un exploit d’Angel Di Maria dans le temps additionnel, les hommes de Thomas Tuchel n’ont plus droit à l’erreur. En cas de contre-performance en Italie, Paris, troisième de son groupe (4 points) derrière Naples (2e, 5 pts) et Liverpool (1er, 6 pts), aura quasiment dit adieu à la Ligue des champions cette saison.

Un scénario aux allures de catastrophe industrielle pour le club français, qui a dépensé sans compter pour s’offrir les superstars Neymar et Kylian Mbappé (plus de 400 millions d’euros à l’été 2017), ainsi que le rêve d’un dernier carré dans la plus prestigieuse compétition européenne.

D’autant plus que sa stratégie d’acquisition risquée lui vaut depuis septembre 2017 une nouvelle enquête de l’UEFA dans le cadre du fair-play financier, dont le “réexamen approfondi” en cours peut déboucher sur des sanctions, allant de la simple amende à l’exclusion de la prochaine Ligue des champions…

– Buffon et Cavani, les éclaireurs –

Pour éviter cela, Paris espère récupérer toutes ses forces vives pour réussir son grand rendez-vous. A commencer son buteur Edinson Cavani, forfait lors des deux derniers matches de championnat mais de retour à l’entraînement ce week-end, qui espère un “come-back” gagnant dans son ancien jardin du San Paolo.

“Ce sera un match spécial car j’ai passé trois années fantastiques là-bas (2010-2013). Il y a des stades où l’on se sent mieux que d’autres, mais à la fin c’est autre chose qui compte sur le terrain”, a-t-il confié à l’AFP la semaine dernière.

“Ce sera un beau match pour montrer que nous sommes passés à un niveau supérieur, et que nous sommes capables d’affronter des situations comme celle-là: car si on perd ce match, ça complique la qualification pour la phase suivante. Alors ça va nous permettre de grandir comme équipe”, a-t-il ajouté.

Outre les retours du capitaine Thiago Silva, et du défenseur Presnel Kimpembe, suspendu en championnat, Tuchel pourra compter sur un nouveau renfort de poids: Gianluigi Buffon, la recrue star italienne, sera titularisé dans les buts parisiens.

Suspendu lors des trois premiers matches du PSG en C1 (défaite à Liverpool, victoire contre l’Etoile Rouge de Belgrade, match nul contre Naples), le légendaire portier a été contraint de les regarder “à la TV dans le vestiaire” car “ne pas être en mesure de participer (le) fait souffrir”, a-t-il confié à Sky Sports, vendredi.

– Expérience et défi tactique –

Si son bilan comme titulaire au San Paolo avec la Juventus Turin (2001-2018) n’est pas positif (quatre défaites, trois nuls et deux succès), il avait réalisé une prestation déterminante lors de son dernier déplacement en 2017 (victoire 1-0).

Mais ce sera surtout son incomparable expérience du très haut-niveau qui sera attendue par la formation de Thomas Tuchel, qui veut enfin se montrer à la hauteur dans un sommet européen.


“Je crois surtout que, ces dernières années, Paris a payé ce manque d’expérience dans les gros matches de Ligue des champions. Mais aujourd’hui, leur équipe est plus forte que l’an dernier parce que les joueurs ont plus de confiance à mon avis”, a souligné Carlo Ancelotti, l’entraîneur de Naples, au micro de TF1 dimanche.

Pour contrer le génie tactique de “Carletto”, vainqueur à trois reprises de l’épreuve (2003, 2007 avec l’AC Milan, 2014 avec le Real Madrid), Tuchel compte de nouveau employer le dispositif en 3-4-3 qui lui avait permis de relever la tête en seconde période de leur premier duel et de s’imposer de manière convaincante à Marseille (2-0) et contre Lille (2-1). La formule miracle ?

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