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Italie: Mancini poursuit son oeuvre de reconstruction et de rajeunissement de l’équipe

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AFP – Un peu plus d’un an après sa prise de fonctions en tant que sélectionneur et à neuf mois de l’Euro, Roberto Mancini poursuit son oeuvre de reconstruction et de rajeunissement de l’équipe d’Italie, sans échapper à quelques erreurs… de jeunesse.

Il y a un an en septembre 2018, Mancini avait marqué les esprits en appelant en sélection Nicolo Zaniolo (AS Rome), alors âgé de 19 ans et qui n’avait qu’une poignée de matches en pro, et l’attaquant de Monaco Pietro Pellegri, à peine 17 ans.

Un an plus tard, Pellegri se bat avec ses blessures mais Zaniolo est devenu un incontournable du football italien, donnant raison à Mancini qui, pourtant, ne l’a pas convoqué pour les matches qualificatifs pour l’Euro-2020 de jeudi en Arménie et dimanche en Finlande.

Le milieu de terrain romain, comme l’attaquant Moise Kean (19 ans), transféré en août de la Juventus à Everton, paye en fait un comportement jugé peu professionnel cet été lors de l’Euro-Espoirs, où ils avaient multiplié les retards.

“Il est évident que j’aurai besoin d’eux à un moment. Ce sont deux joueurs sur lesquels on compte beaucoup. Ils ont fait quelques bêtises et comme ils sont jeunes, ils doivent apprendre. S’ils le méritent, ils seront là la prochaine fois”, a expliqué Mancini en début de stage.

Dans un pays qui tarde traditionnellement à faire confiance à ses jeunes, même en clubs, l’ancien coach de l’Inter Milan et de Manchester City a choisi de bousculer les habitudes et de donner un coup de jeune à la Nazionale, au risque de ce type d’incidents de parcours.

Le paradoxe de ce rajeunissement brutal, c’est de retrouver des joueurs comme Marco Verratti, pourtant pas bien vieux (26 ans), endosser le rôle du vieux sage.

– refonte –

“L’entraîneur a pris la bonne décision”, a assuré le milieu de terrain parisien à la RAI. “Déjà par rapport à mon époque, les jeunes ont changé. Avec les réseaux sociaux, ils sont célèbres après cinq matches. Ca n’est pas une punition. C’est un moyen de leur faire comprendre que comme ils sont jeunes, ils doivent justement en faire plus.”


Au milieu de terrain, Verratti est désormais un cadre. Avec Jorginho (Chelsea), le Parisien devra épauler jeudi en Arménie l’un ou l’autre des deux jeunes joueurs de l’Inter Milan qui se disputent la troisième place, Nicolo Barella et Stefano Sensi.

Tous les deux âgés de 22 ans, ils représentent une nouvelle étape de la refonte de la Nazionale et leur transfert dans un grand club – Sensi vient de Sassuolo et Barella de Cagliari – et la découverte de la Ligue des Champions doivent leur permettre de passer un cap.

Dans les autres secteurs aussi, la tendance est à la baisse de la moyenne d’âge, alors que l’Italie s’est longtemps appuyée sur des profils plus expérimentés.

Dans les buts, Gianluigi Donnarumma (20 ans) est désormais confirmé comme titulaire et Mancini semble également faire confiance au Napolitain Alex Meret (22 ans) en plus de Salvatore Sirigu.

Dans le groupe de 26 qui peut faire un immense pas vers l’Euro-2020 en cas de bons résultats en Arménie et en Finlande, on note également la présence des défenseurs Alessio Romagnoli, Gianluca Mancini ou Luca Pellegrini, tous âgés de moins de 25 ans, du milieu Lorenzo Pellegrini (23 ans) ou de l’attaquant Federico Chiesa (21 ans).

Comme Kean ou Zaniolo, certains s’égareront peut-être en route, provisoirement ou définitivement. Mais après avoir touché un point bas en ratant le Mondial-2018, l’Italie sait désormais qui regarder pour s’imaginer un avenir.

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